Dans ses éditions des 23 et 24 février 2026, La Nouvelle République dresse puis commente un triste premier bilan des premiers mois d'activité de la ligne aérienne Poitiers-Lyon assurée par Volotéa.
« La réouverture de la ligne aérienne Poitiers-Lyon se faisait en fanfare, le 17 octobre. Le tout premier vol depuis deux ans se déroulait avec seulement trente-six passagers« , rappelle le quotidien régional dans son édition du 23 février. Soit 20 % de la capacité de l’Airbus de 180 places.

Depuis ce départ timide, la fréquentation n’a toujours pas décollé, se maintenant en moyenne aux chiffres constatés le premier jour d’exploitation.
Du côté de Grand Poitiers, contraint de contribuer au budget du Syndicat mixte de l’aéroport de Poitiers-Biard, Gilles Morisseau, vice-président, dénonçait en octobre 2025 « un contrat déséquilibré et un équilibre financier reposant artificiellement sur un remplissage de l’avion à 90 %, soit 165 passagers par vol ». Cette année, la somme versée à Volotéa sera ainsi de 792 000 €, contre 750 000 € en 2025.
L’aéroport, malgré une baisse constante du trafic, est financé par les habitants de la Vienne à hauteur de 2,5 millions d’euros par an.
Sollicité par le journal, le président du Conseil départemental continue pourtant d’estimer que « cet aéroport est une vraie réponse pour l’économie et le tourisme« .
Dans son billet du 24 février, le journaliste Xavier Le Roux revient sur l’optimisme forcené d’Alain Pichon : « Même avec un été particulièrement favorable, sur lequel mise également Alain Pichon, il faudra un afflux très massif de passagers pour faire monter la moyenne. Massif et sans doute improbable. »
